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Message par -Mr.Alchemy le Ven 17 Aoû - 17:24

Brève Histoire de notre monde


L'Âge Sombre (348 Avant NB - 1)


Les premiers écrits découverts en ce monde datent de l’an trois-cent-quarante-huit avant la découverte du NightBloc. Ils nous décrivent un monde chaotique, peuplé de divers peuples regroupés en des petits villages et en divers clans disséminés dans l’ensemble de la région d’Ageis. Les tensions entre les différents peuples étaient constantes, mais existaient également entre les différents clans d’un même peuple. Les conflits étaient monnaie courante, en particulier entre les Nains et les Elfes qui déjà se vouaient une haine sans bornes.


Durant cette période de chaos et de conflits incessants, de nombreux peuples disparurent tels que les Fées, peuple réputé pour son pacifisme, pacifisme qui causa leur perte lors du Massacre de la forêt enchantée en l’an 86 avant le NightBloc


Cependant, en l’an deux-cent-quarante-quatre avant le NightBloc, une sécheresse suivie d’un hiver particulièrement rude entraînèrent une vague de famine et d’épidémies. Pendant les années qui suivirent, les récoltes furent pauvres, tant à cause d’un climat que des maladies et de nombreuses personnes moururent, ce qui prolongea la famine en réduisant la population agraire et affaiblit de plus en plus les peuples. Les plus petits villages disparurent, décimés par une épidémie, souffrant de disette ou massacrés par un raid désespéré d’un village voisin qui se soldait généralement par la disparition des deux villages impliqués, les pertes dans l’attaque étant trop grandes pour le peu de butin récupéré.


Afin de palier à cette situation, les Elfes furent les premiers à se regrouper dans l’espoir d’améliorer leur situation. Leur nombre leur permit de contrôler le Nord-ouest de la région d’Ageis et d’en chasser les autres peuples afin d’assurer leur propre sécurité. Leur connivence avec la nature les aida à remettre leur agriculture sur pied bien plus rapidement que les autres peuples.


Les Nains, majoritaires dans le Nord-est et déjà réputés pour leurs villages souterrains facilement défendables, furent les moins impactés par la rudesse de l’hiver grâce aux sources de lave dans leurs cavernes, sources naturelles de chaleur. Cependant, leur difficulté à établir des cultures à l’extérieur poussa tout de même les plus petits villages nains à se regrouper et à développer des cultures souterraines, majoritairement constituées de champignons.


Pour ce qui était des Humains, ceux chassés par les elfes partirent pour le Sud-ouest d’Ageis, devenant ainsi le premier peuple de cette région. Les villages se regroupèrent autour de druides, experts en magie médicale, puis formèrent de petites villes dans l’objectif de combattre plus efficacement leurs maux.


Dans le Sud-est, un seul peuple résista aux conditions de vie extrêmes. Très résistant naturellement et étant un peuple de chasseurs nomades qui ne reposait pas sur l’agriculture, seuls le peuple Orc survécut. Contrairement aux trois autres peuples, les Orcs étaient uniquement présents dans cette région du monde et restèrent divisés jusqu’à la Crise de -208, les conflits fratricides étant intrinsèques à leur culture.


Une fois les épidémies terminées et l’agriculture revenue à la normale, le monde connut une courte période de paix. Quatre peuples semblaient se partager le monde, mais leurs organisations internes étaient encore chaotiques. Tous fonctionnaient comme un regroupement de villages alliés les uns aux autres par leur appartenance à un même peuple, mais gardaient leurs règles, lois et intérêts privés. Tout bascula lorsque les nains se rassemblèrent autour de leur premier roi : Dhubrul Dragonboot. Lorsque ce dernier terrassa un dragon ayant attaqué son village, Dhubrul, par sa force et son charisme, unifia tous les nains sous sa bannière, créant ainsi la première véritable nation d’Ageis.
Voyant ce rassemblement comme une menace, les Elfes élurent Laamtora Vara comme guide et représentante du peuple elfique. Laamtora était une guerrière expérimentée et une tacticienne hors pair, elle rangea les guerriers elfes de toute la région sous une seule bannière afin de protéger la toute nouvelle nation Elfique. Elle prit personnellement en charge la formation de troupes d’élite et supervisa la construction de diverses structures défensives.
Pendant ce temps, l’idée d’un chef unique germa aussi dans la tête des humains. Cependant plusieurs leaders se proclamèrent les plus aptes à diriger cette nation. Tous se lancèrent dans une course au pouvoir sans merci… Nul ne négligea les armes et le sang. C’est au cours de la sanglante bataille de Plaine Pourpre en 167 ANB que Philippe le Confesseur remporta la victoire décisive et choisit sa ville natale, Høydeby, comme capitale du royaume humain.
Pour les Orcs, la situation était différente. En effet, les actions des autres peuples n’avaient que peu d’importance à leurs yeux. Cependant, certains chefs Orcs commencèrent à entreprendre des raids hors de leur territoire, délaissant les conflits internes. Cette période de l’histoire fut marquée par plusieurs grands chefs de guerres Orcs, particulièrement par Zog Mörkajord pour ses attaques dévastatrices et sans pitié.


Après plusieurs escarmouches entre Elfes et Nains, la guerre éclata entre les deux nations lorsque Laamtora profita d’une attaque orc sur les nains pour lancer une attaque massive contre ces derniers. Dhubrul, devant gérer deux fronts simultanément, ordonna le repli à ses troupes qui se réfugièrent dans les villes naines, profitant ainsi de défenses efficaces pour faire face à la supériorité numérique de leurs adversaires. Une grande partie du peuple nain fuit vers la capitale alors que l’armée ralentissait la progression des envahisseurs en défendant des villes alors presque vide. Après plusieurs mois de retraite progressive, l’intégralité de l’armée et de la population naine se trouvait dans la capitale. Avec l’arrivée inattendue de l’armée orc qui attaqua les elfes, Dhubrul reprit l’avantage, les elfes étant pris en étau. Face à ses deux ennemis et alors que le combat faisait rage, le roi nain sonna la charge afin d’attaquer ses deux ennemis. Voyant que la situation tournait à son désavantage, Laamtora reconnut sa défaite et se replia aussi rapidement que possible, bien que poursuivie par un bataillon d’Orcs. Etant mieux organisés et en meilleure forme que les Orcs, les nains semblaient déjà vainqueurs de cet affrontement. Mais Zog intervint et décima les guerriers nains les uns après les autres, forçant Dhubrul à l’affronter personnellement. Zog fini par vaincre le roi nain et l’exécuta, ce qui provoqua une rage incontrôlable chez Brathor à la Barbe fourchue, fils de Dhubrul, qui devenait alors le deuxième roi des Nains. Ce dernier engagea un combat sans merci contre Zog et vengea son père en abattant son marteau sur la tête du chef de guerre orque. Après la perte de leur chef, une grande partie des Orcs restants fuit. Ainsi, la bataille terminée, Brathor fit le deuil de son père et commença la reconquête de son territoire. Alors que Laamtora prévoyait une contre-attaque, une nouvelle urgente la força à rappeler ses troupes pour défendre le territoire elfique. L’unification tardive des humains, peuple alors considéré comme peu dangereux par les elfes à cause de leurs multiples désaccords, avait eu lieu quelques mois auparavant. Philippe le Confesseur, profitant de l’absence de l’armée elfe, venait d’entamer une invasion de leur territoire.
Cette première grande bataille ainsi que la perte de deux grands chefs marquèrent le début de la Grande Guerre : une période durant laquelle les quatre nations s’entre-déchirèrent sans relâche jusqu’au jour fatidique de la découverte du Night Bloc.


Pax Caelesti (1 - 19)


Une nuit de pleine lune, une comète s'écrasa au beau milieu du territoire orc et l’ensemble du sol d’Ageis trembla. A ce jour, aucun écrit concernant la suite des événements en territoire orc ne fut découvert, mais dix jours plus tard, l’intégralité du peuple Orc marchait au pas de guerre vers le territoire Elfique. Au centre de ce cortège géant trônait une pierre cubique dont émanait une puissance magique telle que des éclairs et des tempêtes frappaient les alentours au fur et à mesure que l’armée Orc avançait.
Thrankaï le cruel avait réussi à unir l’intégralité du peuple Orc sous sa bannière et menait une expédition massive contre les Elfes. Grâce aux rapports de ses espions dans la cité orc, le chef du conseil elfique Fëanor le Sage comprit rapidement la dangerosité de la situation et la puissance la pierre. Le conseil elfe n’eut d’autre choix que de demander de l’aide à leurs rivaux mêmes. Des émissaires furent envoyés chez les Nains et chez les Hommes aussi vite que possible. Heureusement pour Fëanor le Sage, deux éléments jouaient en sa faveur. Premièrement, l’armée orc avançait lentement. Il était effectivement très dur de faire avancer un peuple si rustre en un cortège alors que ce dernier n’avait aucune expérience militaire. Mais ce n’était pas tout, lorsque les émissaires arrivèrent devant Farin le Borgne, roi des Nains et Charles le Brave, roi humain, ceux-ci étaient déjà bien au courant de la situation et conscients que les Orcs ne s'arrêteraient pas à la simple destruction du peuple Elfe. Les Nains mêmes, pourtant si fiers de leur habileté défensive, craignaient la puissance de cette mystérieuse pierre magique. La haine étant la meilleure cause commune, les trois factions rassemblèrent leurs armées respectives et se rendirent à la rencontre de l’armée orc aux frontières des quatre nations…



L’armée coalisée arriva au quadripoint en trois semaines. L’invasion du territoire orc ne fut pas difficile car la plupart des troupes orcs étaient mobilisées autour du NightBloc. Dix mille soldats, cent capitaines, dix généraux et un roi. Tel était composé l’armée orc située auprès de la comète. A la tête de cette armée était un état major composé des dix généraux Krath ; Arog ; Gorumbir ; Ithrur ; Ouargh : Rathgul ; Balog ;  Erir et Trir, frères et rivaux ainsi que d’Amar-Thraï. A leur tête se trouvait Thrankaï le Cruel, roi des Orcs, issu de la lignée de Zog Mörkajord et combattant notoire. Face à lui, la coalition comportait trente-cinq milles soldats dirigés par Charles le Brave, Farin le Borgne et Fëanor le Sage, jeune conseiller elfe au pouvoir depuis cinq ans seulement.
Les négociations entre les deux camps tournèrent vite court. Thrankaï était avide et belliqueux, nulle arme ne l’apeurait et nulle raison ne le raisonnerait. Le NightBloc était à lui, à lui seul, et faisait de lui un roi de droit divin.
La guerre commença lorsqu’un bataillon orc vint planter devant les camps ennemis les pals sur lesquels se trouvaient les trois négociateurs coalisés. L’armée coalisée, forte de trente cinq milles hommes prit alors d’assaut les positions orcs.
La bataille fut rude et dura cinq jours et cinq nuits. Au terme du cinquième jour les combats cessèrent. Le combat fut rude car les Orcs, bien que moins nombreux, étaient parfaitement reposés et avaient pu profiter de leur position surplombante alors que les coalisés étaient fatigués de leur périple et se trouvaient en contrebas.
A la fin du combat, les peines étaient dans les deux camps. Les Orcs avaient perdu six mille des leurs, et la coalition comptait huit milles morts: trois mille cinq cents hommes, deux mille cinq cents nains et deux mille elfes. Mais c’en était fini des Orcs, leur position avait été détruite, leur état-major décimé et leur roi tué au combat. Les quatre mille restant furent tués pour les plus faibles et les autres furent castrés et réduit en esclavage. Quant à leur territoire, il fut disloqué et partagé entre les vainqueurs ; leurs bâtiments brûlés afin que jamais cette terre ne soit revendiquée.
L’avidité n’avait pas touché que Thrankaï: la coalition était obsédée par le joyau céleste et dès lors, les pires horreurs furent commises pour lui. D’un peuple guerrier et fier, les Orcs n’étaient plus que des vermines, condamnées à leur seule existence sans espoir de voir un jour des héritiers perpétuer leur race. Si la guerre n’avait pas eu raison d’eux, le temps l’aurait.  


Les vainqueurs discutèrent ensuite de l’avenir du joyau céleste. Ils voulurent tout d’abord le partager, mais ils ne purent: le minerai était bien trop dur. Les meilleurs mineurs nains, armés de pioches de diamant ornées d’obsidiennes ne purent l’égratigner. La pierre semblait avaler le choc et le renvoyer avec une puissance décuplée. Les premiers mineurs n’étant pas au courant de cette faculté eurent les bras brisés d’avoir donné un coup trop fort. On dut alors se décider… Si on ne pouvait le partager, alors il faudrait le mettre dans une zone neutre. Charles proposa l’océan, mais la pierre était trop lourde pour être transportée si loin et nul ne pourrait surveiller sa présence en de tels confins. Farin proposa le sous-sol de la Grande Montagne, mais on craignait que les nains ne s’en emparent sournoisement. Alors, Fëanor, plus jeune mais plus avisé de tous proposa de le faire siéger au tripoint séparant les trois nations. On construit alors un tertre. En son sein, il était soutenu par les fondations naines les plus solides, recouvertes par de la terre la plus fertile du royaume d’Høydeby et recouvert de la flore la plus tendre du pays elfe. Au milieu, entre un acacia et quelques roses, se trouvait un autel. Sur cet autel trônait le NightBloc. Il n’était pas protégé, seulement surveillé depuis quelques tours éloignées. Non seulement, la butte était dotée d’une dimension religieuse nouvelle mais aussi le joyau était indétrônable. Il était si lourd que nul n’aurait pu le voler. Au moment de construire l’autel, les colosses les plus forts des trois pays unirent leurs forces, en vain: il fallut construire l’autel en-dessous de la pierre qu’il supporterait.


La quiétude dura quinze ans et trois mois. Nous sommes donc en l’an 17
Il y eut quelques secousses diplomatiques, certes, mais rien dont l’histoire n’ait retenu le nom. Car si les nations étaient toujours séparées, elles étaient unies autour d’un même culte, celui de l’astre tombé du ciel.


La quiétude pris fin avec la révolte de Liarhann. Les esclaves orcs étaient alors décimés, tous morts chez les humains, n’ayant pas survécu au climat polaire de la ville. Seuls restaient quelques Orcs chez les nains, que la chaleur des mines avait conservés. Ils étaient affaiblis et au seuil de la mort, mais toujours vivants.
Cela faisait déjà plusieurs mois que des tensions couraient chez les esclaves orcs: leur peuple avait été décimé et les nains étaient tyranniques. Leur joug les étouffait, ils ne pouvaient plus supporter. Il y eut quelques soulèvements, mais très vite réprimés par la force naine. Cependant, le troisième soulèvement devint une révolte, menée par Liarhann. Les nains tentèrent de mater la révolte mais échouèrent. Ils entreprirent alors une terrible action répressive, les orcs furent décimés et ils furent tous tués. Seul restait Liarhann, qui, bien que héros des orcs, avait compris que les nains allaient les massacrer. Il se faufila donc en-dehors de la mine, là où le soleil luit et où l’eau est cristalline. Il réussit à tromper la vigilance des gardes et se trouva à l’extérieur. Une fois sorti, il prit la direction du NightBloc.
Il l’avait bien compris: la cause de leur perte était l’avidité.
La guerre menée par un roi orc avide, l’esclavage auprès des nains avares, le culte des hommes avides de pouvoir. Il visait alors le sujet de leur culte: le NightBloc. Il marcha pendant 5 jours et 5 nuit durant à travers le comté nain et, arrivé à distance raisonnable de son but, il se reposa deux jours d’affilés.
Une fois ses forces recouvrées, il se dirigea vers les vigies autour du NightBloc et tua tous les gardes. Il s’approcha alors de l’autel et de sa main traînait une masse qu’il avait volée aux nains. Il leva ses bras et les abattit de toutes ses forces sur le joyau!
Alors, une explosion, un cataclysme qui ravagea le tertre et volatilisa instantanément Liarhann. Le ciel s’assombrit de la poussière et de la terre soulevée par l’explosion. Les trois nations comprirent immédiatement que le NightBloc était derrière tout cela.
Les trois factions se dirigèrent vers la butte. Mais à la place du joyau tant espéré se trouvait un trou béant. C’était la fin du divin sur terre, l’époque serait alors nommée la Pax Caelesti.


Âge de Lumière (19 - 280)


Cependant, si les peuples n’étaient plus unis dans leur religion, ils l’étaient désormais dans la lutte. La haine est la meilleure cause commune, et tous furent d’accord pour porter l’anathème sur le feu peuple orc. Conscient que cette union de circonstance ne durerait pas et profitant du traumatisme subi par les nations, Fëanor, dans toute sa sagesse, tenta le tout pour le tout. D’une alliance religieuse, il osa l’alliance politique et introduit l’idée du Conseil des Sages.
Il ne fit pas consensus dès le départ mais, mettant à profit ses talents de rhéteur, il réussit à persuader les nations étrangères de l’utilité de ce conseil. Non seulement il leur permettrait de maintenir la paix, ce qui n’était pas négligeable après tant de morts, mais il épanouirait le commerce et ainsi la richesse des royaumes et enfin il permettrait à toutes les nations d’avoir une légitimité religieuse. Après de longs pourparlers, le projet fut accepté et des élections furent préparées dans chaque pays afin de déterminer qui était le plus sage de son peuple.
Chez les humains fut choisi Anthonin Le Pieux, frère cadet de Charles le Brave. Du fait qu’il n’était pas le premier dauphin, ses parents l’avaient mis aux études au couvent d’Ondegrise dans lequel il avait brillamment réussi ses humanités puis il partit guerroyer aux côtés de son frère. Il incarnait le juste équilibre entre la bonté et le courage chez les nordiques, il fut alors élu.
Les nains ne sont pas un peuple sage, c’est bien connu. Cependant, leur longévité faisait éclore quelques sages parmi eux. Le plus célèbre d’entre eux, Balak l’Ancien, conseiller du roi Throhimir fut élu, sans surprise.
L’élection fut plus animée chez les elfes. Tout d’abord car il y avait plus de sages en leur contrée mais aussi car le pouvoir attirait. En effet comme le projet de conseil avait été proposé par Fëanor, il avait été conclu que le sage choisi des elfes présiderait le conseil. Après des débats houleux, ce fut Arafinwë Premier qui fut choisi. Aveugle, on disait de lui qu’il n’était pas en contact avec le monde physique car il était le porte-parole des dieux.
Les trois nations, désormais unies sur la tour de Rowndfiol allaient alors connaître une longue période de paix et de prospérité.


Le commerce devint alors florissant dans tous les pays et ce par-delà leurs frontières. Cependant, bien qu’il y eût des taxes aux frontières de chaque pays, cela créait une concurrence entre les marchands de différentes nations. Pour lutter contre les marchandises étrangères, les nordiques créèrent une guilde des marchands. Celle-ci permettait à chaque marchand de se dédouaner de l’octroi contre une somme d’argent modique, et bien évidemment cette guilde était nationale. On vit cette guilde se diviser en plusieurs confréries: tout d’abord celle des fermiers, puis des poissonniers… Chaque confrérie élisait un représentant lequel pouvait lui-même voter pour le responsable de la guilde. Paradoxalement, l’initiateur de la guilde n’en était pas le chef, il avait été suppléé par le premier responsable de la guilde des marchands: Jean Mercadin, dit le Bougre.
Si insignifiant soient-elles, les élections entamées pour le conseil des sages ainsi que pour la guilde des marchands commençaient à avoir des répercussions. Le peuple commençait à s’habituer à avoir une place politique. Le pouvoir politique voyait aussi s’élever des contre-pouvoirs avec la guilde des marchands et le conseil des sages. C’est pourquoi après deux jacqueries et quelques négociations, le roi accepta de prendre quelques ministres et consentit à ne plus gouverner seul.
La ville nordique devint alors un havre de liberté relative et les capitales étrangères ne tardèrent pas à prendre exemple sur elle. Dans ce climat paisible et fructueux, on vit évidemment apparaître une élite intellectuelle qui permit aux villes d’asseoir leur pouvoir intellectuel en augmentant leur science. La rivalité n’était plus alors guerrière mais idéologique. Les villes se livraient une compétition acharnée pour avoir les meilleurs intellectuels et la meilleure qualité de vie. S’en suivit donc une longue série d’innovations qui donnèrent le nom d’ “Âge de Lumière” à cette période.
Dans toutes les villes, les rois ordonnèrent de construire les plus belles universités et d’allouer un maximum de fonds possibles à leurs recherches. On rendit aussi l’école plus accessible afin d’augmenter le nombre de chercheurs. Les fruits de ce travail ne tardèrent pas à mûrir: il y eut de nombreuses découvertes qui permirent à tous de vivre mieux.
Chez les elfes, il y eut de grandes découvertes dans le domaine de la santé ce qui permit aux elfes d’améliorer leur santé grâce à des plantes médicinales, des systèmes d'égouts ou les premiers hôpitaux civils aux blocs séparés. Chez les hommes, les découvertes furent militaires. L’étude de la balistique et de la chimie permirent à ceux-ci de devenir la première puissance militaire du contingent et ils développèrent aussi des moyens de transports rapides. Enfin les nains, obnubilés par les richesses, ne se concentrèrent que sur la minéralogie. Ils purent ainsi perfectionner leurs forages et mines d’or en l’excavant plus vite ou en trouvant plus facilement de nouveaux filons.
Fleuron de la technologie des trois pays, les nations s’unirent pour construire un Observatoire afin d’observer le ciel et trouver l’origine du NightBloc, dans l’espoir d’en voir arriver un autre.


Les tensions entre les pays ne se réglaient alors plus sur un champ de bataille, mais dans des laboratoires. Au lieu de se battre ardemment, les pays cherchaient à faire le plus de découvertes et à les exploiter au mieux. L’opposition n’était alors plus rivalité mais émulsion. Rivalisant de toute leur tête dans leurs ateliers, les chercheurs de tous gouvernements voulaient trouver l’invention qui donnerait à leur pays un pas d’avance sur l’autre.
Situation paradoxale, n’est-ce pas? Unis autour d’un même culte, les pays n’avaient pas réussi à s’unir de manière pérenne, mais une fois le NightBloc disparu, la paix régnait plus fort qu’avant.
La société n’en tira que des bénéfices. Il y eut une redécouverte des arts anciens et l’instauration de nouveaux domaines. La situation sociale s’améliora de même, les inventions ne tardèrent pas à descendre dans le quotidien des civils, leur facilitant ainsi le travail et par extension la vie.

De même, là où la paix ne sut régner lorsque l’Astre était sur terre, la recherche unit les nations. Portés par l’espoir toujours plus fort de déceler dans les sphères célestes l’origine du NightBloc, les pays étaient unis autour d’un même but et espoir.
Cette période fut donc une période de faste et de progrès, d’où son appellation d’Âge de Lumière au sein du peuple.


Tout ne fut pas rose pour autant, de nombreuses organisations tentèrent d’influencer le pouvoir ou même de le prendre aux mains du gouvernement. On notera notamment le tristement célèbre complot de l’avoine, désormais rappelé dans toutes les annales. Cette période fut aussi le développement des voies de communication au sein des pays et entre ceux-ci ainsi les mafias se développèrent et furent pour la plupart sévèrement réprimées.


De nos jours, on considère que l’âge de Lumière s’est fini lorsque des fragments célestes en direction d’Ageis furent repérés dans la voûte céleste. En effet, la redécouverte d’éléments spatiaux ranima les tensions entre les peuples afin de les posséder. Le Conseil des Sages intervint donc afin de les posséder, eux seuls pouvaient faire cela car ils disposaient d’un pouvoir religieux capable de mettre en péril le trône des dirigeants. Trois fragments célestes furent récoltés et furent transmis aux sages. Du premier, ils firent une épée qu’ils confièrent aux elfes, symbolisant leur puissance militaire. Du deuxième fut créée une hache. Celle-ci fut confiée aux hommes afin de proclamer leur capacité à dompter leur environnement. Du troisième, les sages conçurent une pioche qu’ils donnèrent aux nains afin de montrer leur richesse.
Un partage équitable ayant été effectué, les nations acceptèrent cette égalité, retournant au statu quo pacifique. Toutes trois construisirent un lieu de haute sécurité où serait entreposé leur lot.


Chaque pays envoya une délégation qui avait pour charge de ramener son dû. Afin qu’il n’y ait pas de querelles militaires, le Conseil ordonna que chacune d’entre elle ne soit composée que de cinquante hommes et un seul porte drapeau. Ce fut chose faite, le douze juillet de l’an deux-cent-quatre-vingt, les trois délégations se présentèrent devant la tour de Rowndfiol. La garde de la tour donna à chaque délégation son artefact et toutes trois partirent en des directions différentes afin de ramener leur trésor dans leur contrée
Cependant, nulle ne revint.
Toutes les délégations furent trouvées mortes, leur coffre pillé, seuls leurs drapeaux avaient été laissés intacts et étaient solidement plantés dans la terre.


Période moderne (280 - 318)


S’inquiétant de l’absence de sa délégation, chaque pays décida d’envoyer des coursiers afin de s’assurer de leur sécurité.
A leur arrivée, leur découverte fut effroyable. Leurs comparses gisaient, morts. La terre, sèche des longues chaleurs, avait déjà absorbé le sang versé, ne laissant que des cadavres livides sur une terre cinabrine.



Cet élément a été le déclencheur de la période dans laquelle j’écris, celle d’une guerre de tous contre tous. Le quatorze juillet deux-cent-quatre-vingt fut un jour sans aube.
Chaque pays accusa les autres de lui avoir volé sa part du trésor tout en gardant un œil méfiant sur ses propres terres, ne sachant si le méfait avait été commis par une milice étrangère ou par une puissance interne.
La vigilance est permanente, seules les principales villes échappent à la méfiance des Rois car ils savent que ces bastions leur sont fidèles.


En espérant que mon œuvre saura vous éclairer sur la situation actuelle ;
Votre dévoué -

Durd Nutshkhur

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S’étendre dans un champ, humer la terre et se dire qu’elle est bien le terme et l’espoir de nos accablements, et qu’il serait vain de chercher quelque chose de mieux pour se reposer et se dissoudre
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